Aller au contenu
Langue : FR

Que peut-on réellement automatiser avec un tag NFC ?

Rien tout seul. Un tag porte quelques octets et ne fait rien tant qu'un téléphone ne l'a pas lu, donc ce que l'on peut automatiser se limite à ce que ce téléphone savait déjà faire. Le tag remplace la suite de manipulations et l'effort de s'en souvenir, promesse plus modeste et bien réelle.

Un tag est un déclencheur, pas un cerveau

Un tag porte une petite quantité de contenu et aucune logique. Il ne peut ni décider, ni attendre, ni vérifier une condition, ni agir de lui-même.

Tout ce qui se produit après un contact se produit sur le téléphone, avec des capacités qu'il possédait déjà. Le tag a choisi le moment, et rien d'autre.

La bonne façon de poser un projet d'automatisation n'est donc pas de se demander ce que le tag sait faire. C'est de se demander ce que le téléphone sait déjà exécuter sur commande, et si un contact est une meilleure façon de le lui commander.

Ce à quoi cela sert vraiment

Remplacer une suite de manipulations par un seul geste, quand cette suite se répète souvent et au même endroit.

Attacher une action à un lieu, puisqu'un tag est fixe et qu'un téléphone ne l'est pas. Un tag près d'une porte veut dire quelque chose qu'un raccourci sur un écran d'accueil ne dit pas.

Rendre une action accessible à d'autres personnes, un invité par exemple, qui n'a pas vos raccourcis et n'installera rien.

Et supprimer l'effort de s'en souvenir, le bénéfice le plus sous estimé. Un contact à un endroit où l'on passe déjà vaut mieux qu'une intention qu'il faut garder en tête.

La question de la plateforme vient en premier

Plusieurs des automatisations les plus populaires se comportent différemment sur les deux plateformes, et quelques unes ne fonctionnent que sur une seule.

Les identifiants Wi-Fi en sont le cas le plus net : écrits sur un tag, ils configurent un réseau sur Android, et un iPhone ne les traite pas de la même façon.

Établissez donc quels téléphones présenteront le tag avant de concevoir quoi que ce soit. Une automatisation qui fonctionne pour vous et pas pour vos invités a résolu un autre problème que le vôtre.

Si cela vaut la peine

La plupart des automatisations sont construites une fois, utilisées quinze jours, puis abandonnées sans bruit. Ce n'est pas un échec de la technologie.

Celles qui survivent ont une forme commune : elles épargnent un nombre réel de manipulations, à un endroit où l'on passe de toute façon, pour quelque chose que l'on fait assez souvent pour en avoir remarqué la lourdeur.

Celles qui ne survivent pas sont en général astucieuses plutôt qu'utiles, et ce sont celles que l'on construit en premier.

Construisez d'abord la plus banale et regardez si vous vous en servez encore dans un mois. Cet essai unique fait gagner plus de temps que n'importe quel guide.

Tous les guides de cette rubrique

Wi-Fi et réseau

Contact et identité

Domotique

Routines du téléphone

Voiture et bureau

Médias et loisirs

Questions fréquentes

Un tag peut-il faire quelque chose sans téléphone ?

Non. Un tag n'a ni alimentation ni logique, donc rien ne se produit tant qu'un téléphone ne l'a pas lu et n'a pas agi.

Les automatisations fonctionnent-elles pareil sur iPhone et sur Android ?

Plusieurs non. Les identifiants Wi-Fi en particulier configurent un réseau sur Android, et un iPhone ne les traite pas de la même façon.

Faut-il une application ?

Pour tout ce qui dépasse l'ouverture d'une adresse web, en général oui sur les deux plateformes. Cela compte surtout quand d'autres personnes présenteront le tag.

Quelle automatisation construire en premier ?

La plus banale, celle qui servirait tous les jours. Les automatisations astucieuses sont les premières construites et les premières abandonnées.