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Peut-on plastifier un tag NFC ?

En général oui, et le plastique n'est pas le problème. Le film est transparent au champ : un tag plastifié se lit à une distance presque identique. Le risque est mécanique, c'est la chaleur et la pression des rouleaux qui s'exercent sur la puce, point dur d'un ensemble mince.

Le film ne bloque pas le champ

Le champ se couple à travers les matériaux isolants sans difficulté. Un film plastique est un isolant : il est donc pratiquement invisible pour l'échange.

Le seul coût est l'épaisseur. Deux couches de film éloignent l'antenne du lecteur d'une fraction, ce qui réduit légèrement la portée et se remarque rarement sur un tag au format carte.

Sur un petit tag déjà à la limite de sa distance de travail, cette fraction peut compter. Les petits tags ont peu de marge à céder.

Le vrai risque est la plastifieuse

Une plastifieuse à pochettes applique chaleur et pression de rouleaux en même temps. La puce est un point dur en relief, et les rouleaux y concentrent l'effort au passage de l'ensemble.

C'est le même mode de défaillance qu'à l'impression : la liaison entre la puce et l'antenne cède, et rien ne se voit de l'extérieur. Un tag plastifié peut paraître parfait et ne rien lire.

La chaleur seule est d'ordinaire tolérable, les températures de plastification restant sous ce que les tags sont faits pour supporter. C'est la chaleur avec la pression qui fait les dégâts.

Comment procéder sans casse

Essayez un tag avant d'engager le lot. Plastifiez-le, lisez-le, et ne lancez le reste qu'ensuite.

Employez le réglage le plus bas qui scelle correctement, et préférez une plastifieuse à température réglable à une machine à cycle unique.

Évitez de faire repasser le même tag deux fois, chaque passage étant une compression de plus sur la puce.

Vérifiez chaque tag ensuite en le relisant. C'est l'étape que l'on saute, et c'est la seule qui attrape une défaillance ne laissant aucune trace visible.

Et écrivez avant de plastifier plutôt qu'après, un tag plastifié étant plus difficile à réécrire si le contenu doit être corrigé, et inaccessible s'il a été scellé.

Quand la plastification est la mauvaise réponse

Quand un tag correctement encapsulé existe pour cet usage. Un tag construit scellé est plus durable qu'un tag papier dans une pochette, et il coûte moins que le travail de plastifier un lot.

Quand les tranches comptent. Une pochette scelle le pourtour, alors qu'un film appliqué sur la seule face laisse la tranche ouverte, et c'est par là que l'humidité entre.

Quand le tag peut avoir à être réécrit. La plastification rend un tag physiquement définitif, ce qui convient à un contenu figé et gêne tout ce qui peut changer.

Questions fréquentes

La plastification réduit-elle la distance de lecture ?

Légèrement, par l'épaisseur ajoutée plutôt qu'en bloquant quoi que ce soit. Sur une carte cela se remarque rarement, et sur un petit tag à faible marge cela peut se voir.

Quelle température est sans danger ?

La plus basse qui scelle correctement, puisque c'est la chaleur combinée à la pression des rouleaux qui casse les tags. Essayez-en un avant de lancer un lot.

Peut-on plastifier un tag déjà écrit ?

Oui, en le vérifiant ensuite par relecture. Écrire d'abord vaut généralement mieux, un tag plastifié étant malcommode à corriger.

Un tag papier plastifié vaut-il un tag scellé ?

Non. Une encapsulation prévue pour cela scelle les tranches et supporte mieux la manipulation, et elle coûte d'ordinaire moins qu'une plastification faite à la main sur un lot.