Mon tag ne marche plus depuis qu'il est collé sur du métal
Attendu, et le détail utile est que l'échec est total plutôt que partiel. Le métal annule le champ à l'endroit exact où se trouve l'antenne, donc le tag ne se lit pas du tout. S'il se lit encore un peu, le métal n'explique pas tout et autre chose entre en jeu.
L'échec est total
Une surface conductrice dans un champ alternatif développe des courants qui produisent un champ opposé, annulant celui dont le tag a besoin à l'endroit exact où se trouve l'antenne.
Le symptôme est donc un tag mort, pas un tag faible. Approcher davantage le téléphone n'y change rien, le tenir plus longtemps n'y change rien, et un autre téléphone n'y change rien.
C'est la panne la plus fréquente des déploiements NFC, et c'est aussi la plus prévisible. Rien ne clochait dans le tag avant qu'il ne soit posé.
Le confirmer en une minute
Décollez le tag et tenez-le en l'air, par la tranche, loin de tout. Lisez-le à la même distance avec le même téléphone.
S'il se lit en l'air, le métal est la cause et le tag est intact. Sinon, le tag a été abîmé au décollage ou n'a jamais fonctionné.
Tenez ensuite le tag à plat contre le métal sans le coller, et confirmez que l'échec revient. Deux tests, une conclusion, aucune conjecture.
Guettez le métal auquel vous ne pensiez pas. Une plaque de plâtre à parement aluminium, un montant métallique, un miroir et un panneau à cadre métallique se comportent tous comme une surface métallique sans y ressembler.
Trois routes, par coût
Déplacer le tag. Gratuit, et c'est ce qu'on essaie en dernier. La largeur d'une main plus loin, sur une façade plastique, un chant en bois ou un panneau peint sans rien derrière, peut tout régler.
Employer un tag pour métal. Ceux-ci portent une couche de ferrite qui redirige le champ pour que le métal cesse de l'annuler. C'est une construction plutôt qu'un revêtement, donc cela s'achète et ne s'improvise pas.
Changer la pose. Un tag sur une petite plaque plastique écartée de la surface, ou sur un porte-étiquette, retire le problème en retirant le contact.
Les cales en mousse sont volontairement hors de cette liste. Elles récupèrent une partie de la perte et laissent le tag à la limite, ce qui est un mauvais résultat pour tout ce qui est posé en quantité.
S'il se lit un peu
Alors le métal n'explique pas tout, et c'est le diagnostic utile.
Une lecture partielle désigne une surface partiellement conductrice : un revêtement métallisé, une fine couche d'aluminium, une surface peinte sur un treillis métallique. Ceux-là réduisent au lieu d'annuler.
Cela peut aussi vouloir dire que l'antenne déborde du métal, une partie de la bobine se trouvant hors de la zone conductrice. Déplacer légèrement le tag change alors radicalement le résultat.
Ou bien autre chose contribue : un tag voisin, une coque épaisse, un petit tag au bord de sa marge. Testez ces éléments à part plutôt que de supposer que le métal explique tout.
Questions fréquentes
Un tag plus épais aide-t-il sur du métal ?
Pas par la seule épaisseur. Ce qui fonctionne est une couche de ferrite entre l'antenne et le métal, et c'est autour de cela que sont construits les tags pour métal.
Puis-je mettre quelque chose entre le tag et le métal ?
Quelques millimètres de mousse récupèrent une partie de la perte et laissent le tag désaccordé et à la limite. C'est un dépannage pour un tag, pas pour un déploiement.
L'aluminium est-il aussi gênant que l'acier ?
Les deux annulent le champ et diffèrent dans le détail, donc un tag validé sur l'un mérite une vérification sur l'autre. Testez le matériau réel.
Pourquoi cela fonctionnait-il avant que je le colle ?
Parce qu'il n'y avait rien derrière. Un tag tenu en l'air et un tag à plat sur de l'acier sont électriquement deux situations différentes.