Plus de mémoire veut-il dire une lecture plus lente ?
Non. Un téléphone lit le message stocké sur le tag et non toute la mémoire : un tag de grande capacité portant une adresse courte répond aussi vite que la plus petite puce. Ce qui coûte du temps est un message volumineux, et c'est une décision de contenu plutôt qu'un achat.
Ce que le téléphone lit réellement
En arrivant dans le champ, le téléphone alimente la puce, demande où se trouve le contenu, et lit ce contenu. Il ne lit pas la mémoire inemployée, faute de raison de le faire.
La capacité imprimée sur l'emballage n'a donc aucune incidence sur la durée d'un contact. Une grande puce qui porte vingt octets transmet vingt octets.
Cela mérite d'être dit clairement, car l'intuition venue des supports de stockage va dans l'autre sens, où un disque plus grand peut réellement se comporter autrement. Les tags ne fonctionnent pas ainsi.
La taille du message est ce qui coûte du temps
Les données traversent l'interface à un débit fixe : un message dix fois plus gros met à peu près dix fois plus longtemps à se lire.
Pour une adresse courte, l'échange entier est assez rapide pour paraître instantané. Pour une grosse fiche de contact, il est plus long, et assez long pour que le contact doive être maintenu plutôt qu'effleuré.
Le débit est une propriété du lien et non de la puce : une puce plus chère ne déplace pas les mêmes données plus vite.
Pourquoi cela compte au moment du contact
Les gens présentent leur téléphone comme devant un terminal de paiement, c'est-à-dire par un effleurement bref. Si la lecture dure plus longtemps que le contact, l'échange est coupé et le téléphone ne signale rien.
Le visiteur en conclut que le tag est cassé. Il ne l'est pas : il a été interrompu, et le même tag se lit parfaitement si l'on reste immobile un instant.
Cet échec est bien plus fréquent avec les messages volumineux, et il est invisible en test parce que la personne qui teste sait qu'il faut tenir le téléphone immobile.
Garder le contact bref
Écrivez un lien plutôt qu'un contenu. Une adresse courte se lit assez vite pour qu'aucun visiteur n'ait jamais à songer à rester immobile.
Élaguez ce que vous écrivez malgré tout. Chaque champ d'une fiche de contact écrite directement sur un tag allonge le temps pendant lequel le téléphone doit rester en place.
Et testez avec un contact réaliste, pas un contact soigneux. Demandez à quelqu'un qui n'a jamais employé le tag de l'essayer comme il le ferait dans la rue, et regardez si cela marche du premier coup.
Questions fréquentes
Une puce plus rapide aiderait-elle ?
Non. Le débit est fixé par le lien de communication plutôt que par la puce : deux tags conformes qui portent le même message se lisent en un temps voisin.
Un tag presque plein se lit-il plus lentement qu'un tag presque vide ?
Seulement au sens où un tag plein porte d'ordinaire un message plus gros. C'est le message qui coûte du temps, pas le taux de remplissage de la mémoire.
Pourquoi mon tag marchait-il en test et échoue-t-il en public ?
Parce que vous teniez le téléphone immobile et que vos visiteurs ne le font pas. Les messages volumineux demandent un contact maintenu, et cette hypothèse tombe dès qu'un inconnu essaie.
Y a-t-il une taille à partir de laquelle la lecture devient sensiblement lente ?
Elle apparaît bien avant la limite de capacité d'une puce de milieu de gamme, et le point exact dépend du téléphone. La règle pratique est qu'un lien est toujours instantané et qu'un contenu mérite d'être mesuré.